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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 21:22

...que fait l'expatrié? C'est la question que je me pose en ce moment. Rien à voir avec moi, non. Mais des amis étrangers, venus au Chili pour une raison bien précise, qui se retrouvent soudain dépourvus de cette motivation première. L'un perd son emploi, l'autre son compagnon. Choisir l'expatriation n'est pas une décision facile. Il faut de bonnes et solides raisons pour franchir le pas. Et quand soudain le motif principal s'envole au loin... qu'est-ce qui retient l'expatrié?

 

Ce choix d'existence, une vie loin de la famille, des amis, des racines, est souvent fragile. Quand on vit à des milliers de kilomètres de ses terres, on se retrouve sans filet, il faut reconstruire des repères, des réseaux. Certains s'en sortent très bien et se sentent même considérablement allégés sans le poids d'une histoire personnelle ou familiale compliquée. Mais d'autres n'ont pas la même capacité d'adaptation et s'amarrent tant bien que mal à la raison qui les a amenés à quitter leur pays. Ceux-là, incapables de s'intégrer, sont voués à l'échec.

 

Revenons à mes deux amis. Tous deux se sont parfaitement adaptés à la vie chilienne et sont heureux ici. Ils y ont désormais leurs amis, leurs habitudes, leur vie... Mais leur raison fondamentale de vivre au Chili venant de s'écrouler, les voici devant le gouffre de l'incertitude. Tous deux ont des attaches ici, des responsabilités (un boulot pout l'une, une relation naissante mais a priori sérieuse pour l'autre). Mais que fait l'être humain quand les fondements s'effondrent autour de lui? Il cherche un point d'appui, il appelle sa mère, retourne instinctivement vers ce qui le rassure: ses racines. Dès lors, que pèse le reste? Une relation naissante a peu de chances de fonctionner si ce qui l'entoure n'est pas stable. Et un boulot, c'est un boulot, ca se change.

 

Je serais heureux que mes deux amis restent au Chili. Mais il est plus probable que dans quelques mois, voire quelques semaines, ils disent au revoir à leurs proches, fassent leurs valises et tournent définitivement la page chilienne dans leur histoire personnelle. Retour au sérail.

 

Et que ferais-je, moi, dans la même situation?...

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commentaires

cochayuya 01/10/2010 15:45



Rentrer! salvo si ya eres chileno. Yo creo que si echas raices estás frito.



@tom 03/10/2010 03:57



No lo se... supongo que volvere a hablar del tema en el futuro...



maite 03/08/2010 11:44



Bonjour, que ferais-je à leur place ????? Je ne pourrais pas m'exiler aussi loin même avec la meilleure des raisons. J'arrive du blog des Gueguen à Tahiti.


Je vous souhaite une très belle journée et souhaite que tout s'arrange pour vos 2 amis.



@tom 11/08/2010 03:56



Merci pour le commentaire. Ils m'ont l'air sympathiques, ces Gueguen de Tahiti...


Pour l'une, ca c'est arrangé. L'autre risque de rentrer en France bientôt.



chiquiturri 31/07/2010 10:06



dificil, yo lo veo mas que una pega, es como cortar sin dolor, imposible, y aunque el trajin del dia y las preoucpaciones basica te anestecien, igual la cicatriz te recordara el alejamiento
y  resentiras el dolor, se demuestra que fuiste plenamente feliz, es como un autoexilio ( si bien no es tu pais pero te incorporaste y te incorporo). Yo que estoy afuera senti algo parecido,
lo unico que me ayudo es volver aunque sea de vacaciones y darme cuenta que todo cambia y nada queda como lo dejaste, solo las casas quedan igual. mi humilde opinion.



@tom 31/07/2010 20:56



Gracias por tu aporte. Para alguien que tiene dos patrias, sembre habra algun dolor, alguna cicatriz. A menos que uno pueda compartir su tiempo equitablamente entre los dos paises...



Fred (tahiti) 30/07/2010 09:09



Bonjour,


pas simple comme situation,c'est vrai qu'on peut vite "peter" un cable sans job,il faut que son conjoint comprenne et accepte.


Pour notre part,seule ma femme travaille,je gére les affaires courantes familiale.


A bienôt


Fred



bny 27/07/2010 13:37


Ben ouais, moi quand j'ai perdu mon job à Londres... je suis rentré...