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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 05:49

Probléparer tout cela...

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 13:56

On me demande souvent ce qui me manque de la France. En dehors des réponses évidentes (la famille, les amis, le bon fromage et Yvette Horner), je dirais ceci: la culture, l'esprit critique, et l'exigence de la qualité. Il est triste de constater l'ignorance crasse de la grande majorité des chiliens, même parmi ceux  qui ont recu une éducation dite "de qualité". La culture, la vraie, est réservée à une élite de connaisseurs, et c'est bien dommage. L'esprit critique, dans un pays muselé par 17 ans de dictature, se développe chez les nouvelles générations. Mais pour être critique, il faut être constructif, il faut un minimum de culture. Donc pour l'instant, l'esprit critique chilien se base surtout sur des complaintes et des revendications. Quand à l'exigence de la qualité, il suffit de regarder la finition, ou plutôt l'absence de finition des ouvrages architecturaux modernes. Pour nous autres Francais, bien des bâtiments ou infrastructures nouvelles ont des airs d'inachevés. Et c'est juste un exemple: beaucoup de choses ici sont faites "al lote", "ahi no mas", c'est-à-dire un peu par-dessus la jambe.

 

Mais au-delà de ce qui me manque de la France, il me semble plus intéressant de me demander ce que m'a apporté le Chili, comment il m'a transformé en cinq ans de vie commune.

D'abord, il m'a poussé à l'humilité. Je me suis rendu compte ici que le cliché du Francais arrogant et insatisfait est tout sauf un cliché. Depuis, je fais ce que je peux pour donner le contre-exemple.

Il m'a enseigné à savoir me taire sur des sujets sensibles quand je ne partage pas les idées des autres. Toujours se souvenir que l'étranger est bienvenu, tant qu'il ne critique pas ostensiblement le pays qui l'accueille. Ca, c'est l'apanage des locaux.

Il m'a fait apprécier la fragilité de la culture locale, face à l'invasion médiatique, radiophonique et télévisuelle de la culture pop américaine.

Il a radicalisé mes idées politiques, dans un contexte socio-économique très inégalitaire.

Il m'a enseigné à savoir me laisser porter par les événements plutôt que prendre systématiquement les choses en main. Changer de rythme, réduire le stress.

Dans la même veine, il m'a enseigné à être moins exigeant, à savoir accepter la médiocrité. Finalement, quand on baisse ses expectatives, on a moins de risque d'être décu. Donc quelque part, on vit mieux.

Et surtout, il m'a fait réaliser l'importance de garder contact avec ses racines. Je ne parle pas de se regrouper avec les autres Francais du Chili, non. Ca ne m'a jamais particulièrement intéressé: si j'ai choisi de changer de pays, ce n'est pas pour devenir communautaire et côtoyer d'autres expatriés. Quand je dis les racines, je parle de la famille, des proches. La distance et l'absence mettent en relief l'importante de ces relations. Et c'est bien elles, et elles seules, qui me font sentir parfois le mal du pays. Et Yvette Horner.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 00:03

Cela fait maintenant cinq ans que je vis au Chili. Put... cinq ans, comme dirait l'autre! C'est pas encore sept ans au Tibet, mais c'est une belle et longue expérience, un quinquennat dont la fin n'est pas encore vraiment programmée. Après m'être adapté à la vie locale, avoir appris l'espagnol le chilien, avoir travaillé comme guide indépendant, avoir bousillé mes yeux et gaspillé mon énergie oeuvré comme employé puis chef d'équipe à Global Inc, je commence à avoir envie de passer à autre chose. Quoi exactement, difficile à dire. Retourner en Europe, certainement, plus près des racines. Car si j'ai adopté le Chili, et réciproquement, cela reste un pays d'adoption. C'est chez moi sans être chez moi. Retourner en Europe donc, mais sans doute pas en France, pas tout de suite. Qu'y faire, je ne sais encore. J'entrevois trop de chemins possibles pour décider lequel suivre.

Fermer ce blog une fois de retour? Possible. Peut-être même avant cela. Je ressens la nécessité d'occuper mon temps à autre chose qu'à écrire sporadiquement dans cet espace. Vusurlemonde est une fenête qui me plaît, mais les gonds commencent à grincer, la peinture à s'écailler, et je n'ai ni la volonté ni le temps de lui consacrer une vraie restauration -ou même un bon nettoyage de printemps. Qui plus est, l'objectif initial de ce blog s'est quelque peu évaporé, et je devrais décider de me consacrer à des projets d'écriture plus ambitieux. Mais c'est difficile. La longueur m'effraie, j'ai toujours été plutôt concis et ma plume n'est pas très endurante.

En plus de cela, Global Inc est une éponge qui absorbe temps et énergie. Agréable éponge, certes, et c'est là le danger. A trop absorber l'intellect, c'est votre cerveau qui se transforme en éponge. Il a trop travaillé dans la journée, il faut le laisser s'essorer dans la soirée. Et tout ce qui peut y rentrer alors ne sont que des déchets télévisuels qui, votre cerveau étant dans un état de vulnérabilité spongieuse, sont plus nocifs que le Cif citron. Prière de rincer la matière grise après usage.

Cerveaux en pilote automatique, Youtoub vous entube, Fessebouc vous addicte, Touitueur vous absorbe. Et moi je divague et navigue en essayant d'éviter ce trop-plein pseudo-divertissant, pseudo-informatif. J'ai longtemps considéré Internet comme une infinité de fenêtres et portes ouvertes sur le monde, un espace de liberté. J'ai maintenant l'impression que c'est une prison qui accapare attention et énergie, qui s'infiltre tel une gigantesque pieuvre partout où il peut.

C'est en grande partie le Chili qui m'a connecté. De retour sur le vieux continent, devrais-je en profiter pour déconnecter? Me transformer en ermite de la virtualité, de ceux qui croient encore que rien ne vaut les relations humaines, commerciales ou diplomatiques en chair et en os? L'ivresse du modernisme, l'aveuglement béat des Chiliens devant les nouvelles technologies, est-ce un péché de jeunesse? Déconnecter, est-ce faire preuve de sagesse, ou bien cela signifie-t-il que je suis devenu un vieux grincheux conservateur et rétrograde?

 

Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est qu'encore une fois j'ai digressé. Ce qui se voulait au départ un retour sur cinq ans de vie chilienne s'est transformé en élucubrations. Je crois que ce n'est pas le moment. Le bilan, on le fera en partant. Pour l'instant, je vais juste me déconnecter.


Et vous, vous éteignez votre portable la nuit?

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 04:47

Une fois encore, les circonstances m'empêchent de consacrer une peu de temps à ce blog. La raison: du bachotage intensif qui, ajouté aux longues heures de travail, me prend tout mon temps, une bonne partie de mon énergie, et me fatigue les yeux. Je ne me plains pas: c'est moi qui ai choisi d'étudier. Mais ca fait passer certaines choses au second plan, voire au troisième. Je me demande ce que ce serait si j'avais des enfants, tiens...

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 07:21

Je ne lis que rarement les journaux, je l’avoue. Pas très sérieux pour un journaliste, vous me direz. Ce n’est pas que l’actualité ne m’intéresse pas, au contraire: si je ne lis que très peu, c’est parce que je trouve trop de matière à réflexion dans les pages de mes titres favoris. Il faut être en vacances ou au repos pour pouvoir lire la presse correctement. Les gros titres me frustrent: il faut prendre le temps de lire, sinon, ca ne vaut pas la peine.

 

Les faits divers ne m’intéressent pas, la cuisine politique m’agace, le sport ne m’intéresse qu’à la télé, je ne m’attarde sur les arts et spectacles qu’après avoir lu/vu/écouté les oeuvres, et la rubrique people me fait bailler. En revanche, les pages internationales, société, économie et technologie, entre autres, regorgent d’informations parfois courtes mais souvent intéressantes.

 

Lors de mes deux dernières visites en France (fin 2009 et en septembre 2010, respectivement), j’ai fait le plein de journaux et magazines... que je finis tout juste de lire! Vous l’aurez compris, l’actu fraîche ne m’intéresse pas. Je préfère l’analyse et l’évolution des événements dans le temps. Et tout ce grain à moudre me donne matière à réfléchir, et envie d’écrire pour partager mes réflexions...

 

Mais le temps s’accélérant, avec la multiplication des obligations et des sources de distraction (maudits réseaux sociaux!), je garde bien souvent mes idées pour moi. Pour plus tard. Après tout y’a pas d’urgence. Et mes réflexions ne vont pas changer la face du monde. Et c’est là que je me dis que merde! Si tout le monde pense la même chose, ce n’est pas demain la veille que de nouvelles idées (pourtant nécessaires) arriveront, que des mouvements se mettront en marche, que la société sortira de son mal-être, de son stress et de son apathie. Alors zut et flûte, ce blog va reprendre du poil de la bête! Ca ne va pas changer la face du monde, mais au moins ca sera plus utile que garder mes idées dans un recoin de ma tête. A demain donc!

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 19:03

J'ai toujours évité sur ce blog de parler de catastrophes et faits divers. Ces derniers jours, le monde entier s'intéresse au sort des 33 mineurs chiliens pris au piège dans un gisement atacameño. Moi aussi, bien sûr. Mais je ne compte pas chroniquer ces événements ici-même, à moins qu'ils ne m'inspirent une réflexion sur la nature humaine -ce qui est fort possible. En revanche, j'ai été contacté par le journal Sud-Ouest pour suivre les événement pour eux, en tant que correspondant. Je mettrais les liens vers les articles disponibles en ligne ici-même.

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:06

J'ai, depuis longtemps, la fâcheuse tendance à me couper en quatre pour essayer de faire plaisir à tout le monde. C'est fatigant, souvent ingrat et quasi-impossible, mais j'essaie quand même. Et puis il y a quelques jours, j'ai décidé d'arrêter et de penser un peu plus à ma pomme. Je pensais que cela me serait difficile, étant d'un naturel arrangeant et flexible. Mais hier soir, j'ai craqué.

 

Hier soir, ma copine et moi étions invités à l'anniversaire d'une collègue, dans un bar. Bon, allons-y. Au bout de 30 secondes, j'ai su que ca n'allait pas me plaire: endroit bruyant et totalement impersonnel, musique médiocre, décor kitsch... Bon, essayons de passer outre, après tout, ce qui importe, c'est les gens. Oui, mais voilà: avec tous ces décibels autour, pas envie de m'égosiller, ni d'essayer de comprendre à demi-mot ce que disent mes voisins de table. Voisins qui, de plus, sont des collègues certes sympathiques, mais pas des amis proches.

 

Bref, au bout d'une heure, j'en avais assez d'essayer de suivre la conversation, qui ne m'intéressait pas plus que la dernière découverte sur les techniques d'accouplement des moucherons en plein vol. En plus de devoir supporter ce lieu qui n'était pas du tout ma tasse de thé, je voyais fondre sur moi le voile de l'ennui. En temps normal, j'aurais fait mime de m'intéresser, j'aurais continué à sourirer, j'aurais fait l'effort de tendre un peu plus l'oreille et de m'égosiller. Mais hier soir, j'ai craqué. J'ai soudain dit à ma copine: "Je crois que je vais rentrer." J'ai dit au revoir à ma collègue dont c'était l'anniversaire, ai prétexté un mal d'estomac, et je suis parti.

 

Evidemment, ma copine n'a pas apprécié, c'est faire preuve de mauvaise éducation, lui faire honte devant ses amies collègues, et caetera. Je vais sans doute avoir droit à une petite scène quand elle va rentrer. Mais au nom de quoi devrais-je rester assis stoïquement à attendre que ca se passe en supportant ce que crache la sono du bar? Mon départ ne crée aucun manque: au contraire, ca ôte à l'assemblée son quota d'ennui et de potentielle mauvaise humeur.

 

Au diable les conventions! Je m'ennuie, je m'en vais. Ca ne plait pas, tant pis. Pour moi, c'a été un acte libérateur. Sans doute maladroit et un peu pataud, mais ca fait du bien. C'est un début, et je vais essayer de continuer dans cette voie. Ca risque de secouer un peu, et il faudra trouver le juste milieu. Sinon, ca risque de surprendre. Un peu trop.

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 21:22

...que fait l'expatrié? C'est la question que je me pose en ce moment. Rien à voir avec moi, non. Mais des amis étrangers, venus au Chili pour une raison bien précise, qui se retrouvent soudain dépourvus de cette motivation première. L'un perd son emploi, l'autre son compagnon. Choisir l'expatriation n'est pas une décision facile. Il faut de bonnes et solides raisons pour franchir le pas. Et quand soudain le motif principal s'envole au loin... qu'est-ce qui retient l'expatrié?

 

Ce choix d'existence, une vie loin de la famille, des amis, des racines, est souvent fragile. Quand on vit à des milliers de kilomètres de ses terres, on se retrouve sans filet, il faut reconstruire des repères, des réseaux. Certains s'en sortent très bien et se sentent même considérablement allégés sans le poids d'une histoire personnelle ou familiale compliquée. Mais d'autres n'ont pas la même capacité d'adaptation et s'amarrent tant bien que mal à la raison qui les a amenés à quitter leur pays. Ceux-là, incapables de s'intégrer, sont voués à l'échec.

 

Revenons à mes deux amis. Tous deux se sont parfaitement adaptés à la vie chilienne et sont heureux ici. Ils y ont désormais leurs amis, leurs habitudes, leur vie... Mais leur raison fondamentale de vivre au Chili venant de s'écrouler, les voici devant le gouffre de l'incertitude. Tous deux ont des attaches ici, des responsabilités (un boulot pout l'une, une relation naissante mais a priori sérieuse pour l'autre). Mais que fait l'être humain quand les fondements s'effondrent autour de lui? Il cherche un point d'appui, il appelle sa mère, retourne instinctivement vers ce qui le rassure: ses racines. Dès lors, que pèse le reste? Une relation naissante a peu de chances de fonctionner si ce qui l'entoure n'est pas stable. Et un boulot, c'est un boulot, ca se change.

 

Je serais heureux que mes deux amis restent au Chili. Mais il est plus probable que dans quelques mois, voire quelques semaines, ils disent au revoir à leurs proches, fassent leurs valises et tournent définitivement la page chilienne dans leur histoire personnelle. Retour au sérail.

 

Et que ferais-je, moi, dans la même situation?...

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 15:02
Après trois saisons à travailler à mon compte comme guide touristique, j'ai décidé de raccrocher. D'abord, parce que j'ai un emploi à temps plein qui ne me permet pas de me consacrer pleinement à cette activité. Ensuite, parce que l'envie n'est plus là. Et j'estime qu'un guide qui n'a pas, qui n'a plus la passion de partager ses connaissances et ses anecdotes n'est pas un bon guide.

Rien à voir avec le tremblement de terre, donc. Comme je l'ai déjà écrit, les zones les plus touristiques (les volcans et lacs, la Patagonie, le désert d'Atacama, l'île de Pâques) n'ont pas été touchées. Et les centres de Santiago, Valparaiso et Viña del Mar offrent toujours les mêmes points de vue, plages et musées aux visiteurs.

L'an passé, j'ai sérieusement songer à investir et monter une véritable petite agence de tourisme indépendante. Si je n'avais pas eu cet emploi stable en parallèle, peut-être l'aurais-je fait. Le potentiel est là, et il existe plein de manières de développer le tourisme dans ce pays. La qualité des tours organisés par les opérateurs chiliens dans la région de Valparaiso et à Santiago laisse souvent à désirer (on vous emmène en bus d'un point à un autre, avec des guides pas toujours bavards ni enthousiastes, et les visites sont très superficielles).

Modestie mise à part, je faisais beaucoup mieux, et j'ai souvent bien plus de connaissances que les guides locaux. Mais c'est fini tout ca. J'ai envie de consacrer mon temps libre à autre chose, et ne m'occuperai désormais d'organiser des visites guidées que pour les amis et la famille, quand ils viendront par ici. A bon entendeur...
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 23:45
Comme il est de coutume sur ce blog, pas de voeux de bonne année. C'est pas le genre de la maison. Tout ca c'est du vent, ou de l'hypocrisie, dans la majorité des cas. Bonne gueule de la bois de la rentrée, ca oui c'est réaliste. Et sincèrement compatissant, aussi.

Les bonnes résolutions aussi, c'est hypocrite. C'est comme les promesses électorales. Ca dure jusqu'au 5 janvier et puis c'est fini. Moi par exemple, j'ai résolu de reprendre l'aviron (entre autres choses). Bon, on est le 5 janvier, je n'ai pas encore fait l'ombre d'un mouvement pour mettre ma résolution en application.

Concernant ce blog au design inachevé et à la publication de moins en moins fréquente, je n'ai pris aucune résolution. Mais il est bien possible que 2010 soit le champ du cygne pour cet espace vieux de plus de trois ans. Je pense quitter le Chili à la fin de l'année, et tourner la page de Vusurlemonde par la même occasion. Mais bon, rien n'est encore arrêté. D'ici là, il me reste encore pas mal de choses à raconter, chroniquer, critiquer, commenter... à bloguer, quoi!
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