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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 07:03
Aujourd'hui, Réponsatout répond à une question de Curieuse: "les poussins bâillent-ils?". Je la soupçonne d'avoir tenté de me piéger, car elle m'assure avoir posé la question à plusieurs professeurs de sciences naturelles, et qu'ils ont séché.


Effectivement, Curieuse, c’était une question difficile, dans la mesure où il n’y a pas de consensus scientifique sur le sujet. Certains estiment que le bâillement (tel qu’on le définit pour l’être humain) n’existe pas chez les oiseaux. D’autres affirment le contraire.

Commençons donc par définir le bâillement humain: «Il possède une caractéristique musculaire: écartement large des mâchoires, extension et raideur des extrémités et du tronc. Et une caractéristique respiratoire: inspiration longue suivie d'une expiration lente». Essayez, vous verrez, c’est facilement vérifiable. D’ailleurs, si ça se trouve, rien que la définition a suffi à vous faire bâiller.

Le bâillement fait partie des mouvement dits «de confort» (étirements, grattage, nettoyage…). Il existe a priori chez tous les vertébrés, notamment les mammifères. Mais chez les oiseaux, c’est plus discutable. La confusion entre le «vrai» bâillement et de simples mouvements d’ouverture du bec est possible. Certains chercheurs préfèrent d’ailleurs utiliser le terme «jaw-stretching» (étirement des mâchoires) évitant ainsi l’analogie avec le bâillement humain.

Chez les oiseaux, le jaw-stretching réalise deux fonctions différentes: geste social de quête, ou geste d’oxygénation
par étirement (comme le bâillement chez l’être humain). Le bâillement de quête de la nourriture se déclenche quasi-automatiquement pendant les premiers jours de la vie des oisillons.

Donc, pour en arriver à nos poussins, ils bâillent, oui, mais pour quémander leur pitance. Et ils s’étirent aussi la mâchoire pour effectuer des mouvements d’oxygénation. A toi de voir, Curieuse, si tu veux appeler cela ou non un bâillement. Personnellement, je dirais que oui.

poussin.jpg

Si vous voulez en savoir plus, il existe un site très sérieux et complet (mais mal présenté) qui rassemble les recherches scientifiques sur le bâillement: www.baillement.com Sur ce, Réponsatout va faire une petite séance d’étirements sous la couette. Tout ceci lui a donné sommeil.
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Published by @tom - dans Réponsatout
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 07:00
"Si tu tiens un spaghetti cru aux deux extrémités et que tu exerces une pression pour le casser en deux, pourquoi la plupart du temps le spaghetti se casse en trois?", me demande Zazou. C'est une question sur laquelle se sont heurtés de nombreux scientifiques (dont deux prix Nobel de physique, excusez du peu!). Elle n'a finalement été résolue qu'en août 2006 par deux Français (et non, pas des Italiens!) Basile Audoly et Sébastien Neukirch. Ils ont été récompensés par le prix IgNobel de physique, l'alter ego comique (mais officiel!) du Nobel.


C'est vrai que c'est curieux: prenez un morceau de bois, un coton-tige ou un tube de plastique; faites-le plier en appuyant sur les extrémités, tous se casseront en deux, en leur milieu. Pas le spaghetti. Il se brise toujours en trois parties minimum, et pas des morceaux égaux. Quand il est cru, bien entendu (je précise pour les élèves du fond près du radiateur qui jouent au morpion et qui n'ont rien suivi).

Revenons à nos spaghettis. Il faut savoir que lorsqu'on la plie, la tige de pâte alimentaire se brise d'abord en son milieu, à l'endroit où la torsion est la plus forte. Bien, rien de différent par rapport à notre bout de bois ou notre coton-tige. Donc ça n'explique pas pourquoi le spaghetti se casse en trois, quatre, cinq morceaux ou plus. En fait, au moment de la cassure, une onde élastique parcourt notre nouille filiforme, amplifiant localement la torsion du spaghetti. Du coup, à ces endroits (qui peuvent se situer un peu n'importe où), ça casse aussi. Ca n'a l'air de rien à expliquer, mais je vous assure qu'il ne fallait pas être nouille pour trouver la solution!

La comparaison est un peu hasardeuse, mais cette onde élastique me fait penser aux tremblements de terre: le milieu du spaghetti qui se brise, ce serait l'épicentre du séisme. Les autres cassures, ce seraient les répliques du tremblement. Mais bon, il faudrait pouvoir filmer l'éclatement du spaghetti au centième de seconde pour se rendre bien compte à l'oeil de cette onde élastique.

Si cette découverte scientifique récente paraît ridicule (qui s'amuse à casser des spaghettis?), elle est en réalité utile car cette loi physique concerne toutes les longues tiges en plastique fin, et pourrait permettre d'optimiser la fabrication des fibres optiques ou des barres de Téflon. Il paraît d'ailleurs que d'autres chercheurs bossent actuellement sur la brisure de la pâte feuilletée...


Sur ce, Réponsatout va se faire une carbonara tout en lisant le bouquin Les Prix Ignobels (c'est peut-être pas une bonne idée ça, de faire les deux en même temps... je vais rater ma sauce!). Bon appétit tout le monde!
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 06:57
Un peu d'ornithologie aujourd'hui, avec cette question de Vira: "comment reconnaît-on une tourterelle mâle d'une femelle?"


Evidemment, il va sans dire qu'il s'agit de savoir les différencier de loin: on ne vas pas aller leur ausculter les coucougnettes, à ces pauvres tourterelles! Il y a un moyen facile, mais il faut bien observer: lorsqu'il chante, le mâle remue la tête de haut en bas et gonfle le cou. La femelle, de son côté, chante sans effectuer ce mouvement de va-et-vient vertical.

C'est comme les amoureux qui roucoulent finalement: seul le garçon effectue le mouvement de va-et-vient... Pardon pardon je m'égare, je devrais m'auto-censurer tiens! Pour me faire pardonner, je vous donne une bonne adresse: si vous êtes passionné par les tourterelles, vous pouvez aller faire un tour par là.


Voilà, réponse courte aujourd'hui (oui parce que comme on peut me poser la même question pour tous les représentants du règne animal, je vais pas passer des heures sur chaque espèce!). Sur ce, Réponsatout s'en va chercher une amie avec qui roucouler. C'est pas gagné!
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 06:54
Qu’est-ce que l’identité française? On me dit: toi qui es à l’étranger, tu as plus de recul sur le sujet, peut-être est-ce plus facile à définir pour toi? Je ne sais pas, mais Réponsatout va essayer.


L’identité française est chrétienne, disait Valéry Giscard d’Estaing (entre autres). Et bien c’est vrai dans le sens où la France telle qu’on la connaît s’est construire, façonnée, développée sous l’autorité de dynasties de rois catholiques, représentants de Dieu en France. Mais c’est faux dans la mesure où, depuis plus d’un siècle, l’Eglise catholique n’interfère plus (en théorie, en tous cas) dans la vie politique, économique et sociétale. L’identité française est en fait une mosaïque de multiples influences. Encore aujourd’hui, certaines identités régionales (Bretagne, Marseille, Alsace, Pays Basque, Occitanie, Corse…) sont plus fortes que l’identité nationale.

L'identité française, c’est aussi un mélange complexe de fierté et d’insatisfaction permanente. Nous sommes fiers de vivre dans le pays des Droits de l’Homme, dans le pays des Lumières, la patrie des arts et de la culture. Ca nous rend arrogants comme des coqs gaulois, et bien souvent nous avons un complexe de supériorité (in)conscient par rapport à nos interlocuteurs étrangers. En même temps, nous sommes sans doute le peuple le plus râleur au monde, cultivé mais toujours prompt à critiquer, à se plaindre pour tout et n’importe quoi, à descendre dans la rue pour manifester, contester, revendiquer… Nous sommes le pays des acquis sociaux (avec les pays scandinaves, sans doute), et nous voulons toujours plus.

Aujourd’hui, il y a une scission entre les Français. D’un côté, ceux qui se revendiquent d’une identité plurielle, mixte, métissée: ceux-là sont pour l’intégration des immigrants et enfants d’immigrants. De l’autre, ceux qui veulent revenir à l’identité française d’avant l’immigration, aux racines judéo-chrétiennes. Ceux-là semblent oublier que l’identité française, selon l’Histoire, est un mélange de cultures gauloise, celtique, romaine, franc, viking, gothe, arabe, anglaise, et j’en oublie sans doute.

Alors la vraie question, c’est celle-là: combien de temps faut-il pour assimiler ces différentes cultures et n’en faire plus qu’une, mélange accepté par tous? Parce que c’est bien ce qui s’est passé, il y a des siècles et à plusieurs reprises, sur ce même territoire français: les Gaulois ont «absorbé» la culture romaine, puis nos aïeux ont assimilé les Francs, les Vikings, les Anglais…

La différence, c’est que tous ces mélanges ont été imposés par les peuples conquérants. Les populations locales ont été forcés de s’adapter, de se mélanger à leurs vainqueurs. On observe la même chose avec les colons en Amérique. Dans tous les cas, cette mixité «réussie» est née de la guerre, de la force, de la soumission. En revanche, les immigrants d’aujourd’hui, du XXe siècle, ne sont pas les dominants, c’est pourquoi ils sont rejetés. J’en conclus que, malheureusement, la mixité ne s’acquiert que par la force.

Ajoutez à cela qu’un peuple n’est jamais plus uni qu’en temps de guerre, que c’est face au danger, que se crée ou se ravive le sentiment d’identité commune, d’union nationale. Ne faites pas dire que la France a besoin d’une guerre pour retrouver son identité! Je constate simplement que si l’union fait la force, la force fait l’union.


Sur ce, Réponsatout part en quête de sa carte d'identité car il doit se rendre au consulat.
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 06:50
Suite de la réponse aux questions de Florent. Après le sens des aiguilles d'une montre, Réponsatout va donc expliquer "pourquoi il y a 60 secondes dans une minute, 60 minutes dans une heure et 24 heures dans une journée".


Pour trouver l'origine du découpage du temps, il faut remonter à l'antiquité égypyienne et babylonienne (environ 3.000 ans avant Jean-Claude). En se basant sur l'observation des phases de la lune, qui durent environ 29 jours et demi, nos lointains ancêtres ont instauré les mois. Les astronomes égyptiens ont par ailleurs calculé, en observant le ciel, qu'une année dure 365 jours. Vers -2.800, l'année est découpée en trois saisons de quatre mois, et chaque mois est composé de trois semaines de dix jours, qui seront ensuite transformées en semaines de sept jours, sans doute pour permettre aux travailleurs de se reposer plus souvent le dernier jour de la semaine, et aussi pour des raisons religieuses.

C'est bien joli tout ça, mais quel est le rapport avec les heures? J'y viens. En rapport avec ce calendrier de 12 mois de 30 jours, Babyloniens et Grecs ont divisé le cercle en 360 degrés (12 fois 30). En parallèle, vers -2.200, les Egyptiens ont découpé la journée en 12 heures de jour et 12 heures de nuit, sans doute parce que l'année était déjà divisée en 12 mois. Ce qui veut dire qu'une heure de jour d'été durait plus longtemps qu'une heure de jour d'hiver, inversement pour la nuit. Du coup, minutes et secondes aussi avaient une durée aléatoire. C'est d'ailleurs pour cela que les Jeux Olympiques antiques avaient lieu en été: comme ça les coureurs du pas-encore-100-mètres couvraient la distance en moins de secondes qu'en hiver, et pouvaient donc plus facilement affoler les pas-encore-chronomètres. Mais je m'égare, là...

Mais pourquoi 60 minutes et 60 secondes? Parce que cette base 60 était utilisée pour leurs calculs par les astronomes babyloniens, qui avaient remarqué que 60 est divisible par 2, 3, 4, 5 et 6, ce qui est bien pratique pour faire des quarts, des tiers... L'ironie de la chose, c'est que des siècles plus tard, ce sont les astronomes qui se sont plaint de ce système en base 60 qui leur complique énormément leurs calculs astronomiques, et ont réclamé un changement des unités de mesure pour passer en base 10 (ou base décimale), celle que l'on utilise aujourd'hui pour calculer.

Revenons à ce cercle divisé en 360 degrés (12 fois 30). Quand on a conçu les premières horloges, on aurait pu décider de changer les unités de mesure du temps et diviser la journée en 10 heures de 100 minutes de 100 secondes, c'était l'occasion rêvée. Mais un cadran d'horloge étant un cercle, c'est tout naturellement que l'on a utilisé cette antique division en 12 pour montrer les heures. Et puis, il y avait le poids de l'église catholique, les 12 apôtres, les 12 étapes du calvaire... Non Florent, rien à voir avec les 12 travaux d'Hercule et les Chevaliers du Zodiaque!

A la Révolution française, en 1793, Robespierre a fait une tentative de changement. Il a aussi changé les degrés en grades, ce qui fait qu'un cercle mesurait 400 grades. Mais tout à coup apparurent des 8h83, des 9h99, il était midi à 5 heures et minuit à 10... et au bout de quelques mois le système a été abandonné. Il y a eu, un siècle plus tard, un essai mixte de 24 heures divisées en 100 minutes de 100 secondes, mais ça n'a pas marché non plus. (A ce sujet, je vous recommande l'excellent article de Procrastin. Vous y apprendrez qu'en réalité, dans les nouvelles technologies, on utilise la base décimale pour mesurer le temps, si si!) Donc on est resté là, et aujourd'hui il semble impensable de changer de système.


Réponsatout estime que Robespierre ou ses successeurs auraient pu insister un peu. Au bout d'une génération, les habitudes se seraient modifiées, et pour les jeunes, cette nouvelle division du temps aurait été naturelle. Trop de chamboulement, pensez-vous? En 2002, on est bien passé à l'euro...
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 06:45
"Pourquoi les aiguilles d'une montre tournent-elles dans le sens des aiguilles d'une montre?" se demandait l'autre jour mon ami Florent. Enoncée ainsi, la question est un non-sens, mais vous comprenez bien ce qu'elle veut dire. Et Florent d'ajouter: Et pourquoi 60 secondes dans une minutes, 60 minutes dans une heure et 24 heures dans une journée? Ca fait beaucoup de questions à la fois... mais je vais y répondre.


Il faut remonter à l'antiquité grecque, quand on a inventé les cadrans solaires. Les Grecs vivent dans l'hémisphère Nord, où le soleil parcourt le ciel d’est en ouest en passant par le sud. Résultat: l’ombre sur le cadran solaire se déplace dans le sens des aiguilles d’une chose-qui-n'existe-pas-encore-qui-s'appellera-une-montre. Quand on a inventé les première horloges, au XIIIe siècle, c'est très vraisemblablement par habitude que l'on a choisi ce sens.

Donc fondamentalement, ça ne changerait rien si les aiguilles tournaient dans l'autre sens? Pas sûr... Imaginez si les cadrans solaires puis les horloges avaient été inventés dans l'hémisphère sud, où le soleil suit une trajectoire est-nord-ouest: l'ombre sur le cadran se serait déplacée en sens inverse, et par conséquent, on aurait utilisé le sens inverse des aiguilles d'une montre pour... fabriquer les montres! Logique, non? Si vous n'arrivez pas à imaginer une montre qui tourne à l'envers, voici ce que ça donnerait (trouvé sur l'excellent blog de Procrastin).


Sur ce, Réponsatout file chez Apple: l'horloge de son ordinateur s'obstine à se régler sur le mercredi 1er mars 1969 à 21 heures (véridique!). Au moins, le cadran solaire, il pouvait pas tomber en panne... Je répondrai demain à la deuxième partie de la question, plus longue à expliquer. Et aujourd'hui, pas le temps...
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 07:43

Pourquoi les bananes sont-elles courbes, c’est la question que pose Pipo à Réponsatout. Et c’est pas du pipeau, croyez-moi!


Une blague qui circule sur Internet affirme qu’un terroriste a fait entrer de force les bananes dans une pelure trop petite. Bon, déjà elle est pas drôle cette blague, et puis en plus, la pelure est partie intégrante de la banane. Sa forme est en fait due à la gravité terrestre.
Rien que ça. En effet, contrairement à l’idée que l’on se fait, les bananes ne poussent pas vers le bas, mais vers le haut. Voyez plutôt ce superbe régime:



Que se passe-t-il? En grandissant, la banane prend du poids, et la tige qui la soutient se recourbe peu à peu, jusqu’à lui donner cette belle forme courbe. Sans les lois de l’attraction terrestre, le fruit pousserait presque verticalement
, et n’aurait plus cette forme si charmante à nos yeux. Essayez d’imaginer une banane droite: ce serait beaucoup moins tentant, non?


Sur ce, je vais aller en ingurgiter une. C’est plein de vitamines, c’est bon pour mes neurones. Et oui, Réponsatout a la banane!

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 17:40
Une question sérieuse aujourd'hui, que me pose Valériaga: Est-il sans danger de mettre des photos de nos enfants sur les blogs, ou sur des hébergeurs d'images?


Il n'y a pas de réponse exacte et précise à cette question, malheureusement. Je pourrai rappeler que d'un point de vue légal, il est interdit de publier une photo de mineur sans l'autorisation écrite des parents. En tant que parent, on peut faire ce qu'on veut, à part évidemment publier des photos à caractère pédophile.

Mais je me doute que ce n'est pas ce type de réponse qu'attend Valériaga. Je sens derrière sa question inquiète la protection maternelle. Ne t'inquiète pas Valériaga, il n'y a aucune raison que tes enfants courent un quelconque danger si tu mets en ligne des photos d'eux. Il y a certes des pédophiles sur le net, mais la probabilité que l'un d'eux soit attiré par des enfants et se mette à leur recherche est pratiquement nulle. De plus, par quel moyen pourrait-il vous localiser? Statistiquement parlant, il est infiniment plus dangereux pour un enfant de se promener dans la rue, tout simplement, que d'avoir une photo sur un blog. Au pire, quelqu'un pourrait s'amuser à copier ces photos et les trafiquer à l'aide de logiciels, mais c'est hautement improbable.

Donc ne succombons pas à la paranoïa. Ma réponse est: oui, il est sans danger de mettre des photos de vos enfants sur les blogs. En revanche, si vos enfants vont sur des chats et des forums, soyez vigilants à ce qu'ils ne communiquent pas leurs coordonnées et leurs photos: on ne sait jamais qui se trouve de l'autre côté de l'écran. D'une manière générale, si vous avez des craintes concernant Internet et vos enfants, je vous conseille ce site complet, bien qu'un peu alarmiste: http://internetsanscrainte.fr/


Réponsatout revient après-demain avec une question beaucoup plus légère. Il vous parlera de la courbure des bananes. Et attention à ne pas marcher sur une peau (de banane) dans la rue, c'est plus dangereux qu'Internet!
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 16:31
J'ai finalement récupéré ma réponse à la question de Zazou, perdue lors d'un mini-bug d'Over-Blog. La voici complète, elle ne logeait pas dans le titre: Pourquoi, quand on les cuit, les saucisses éclatent dans le sens de la longueur et les boudins dans le sens de la largeur?


Il y a une explication physique. Comme tout produit à base de viance, saucisse et boudins contiennent des liquides (eau, jus, sang...). Or durant la cuisson, ces molécules de liquide s'échauffent, se transforment en gaz, et cherchent à s'échapper des parois étanches (je rappelle que boudins et saucisses sont enveloppés par une "peau" faite généralement avec les parois de l'intestin du cochon -dans le cochon tout est bon, hmmm!). Face à ces pressions, la fine épaisseur finit par éclater.

Mais pourquoi l'un dans le sens de la longueur et l'autre dans le sens de la largeur? C'est un problème de répartition des forces: les molécules font pression sur tous les côtés de la saucisse, mais il y a évidemment beaucoup plus de molécules dans le sens de la longueur que dans le sens de la largeur. Donc il y a plus de pression dans le sens de la longueur. Et c'est ainsi qu'éclate la saucisse.

Pour le boudin, c'est autre chose: il y a trop peu de différence entre longueur et largeur. En  revanche, en cuisant, il se recroqueville sur lui-même, prenant plus au moins la forme d'un haricot. Imaginez que vous tenez un bout de bois dans les mains et essayez de le casser en deux en faisant plier ses extrémités: c'est à peu près le même type de pression que subit le boudin. Donc, fort logiquement, il éclate dans le sens de la largeur.

Si vous n'avez pas compris, il y a une très bonne illustration ici (en tout cas pour les saucisses), avec des graphiques et de l'humour en prime!

Il y a aussi un phénomène psychologique, dont la véracité est sévèrement mise en doute par de nombreux scientifiques et diététiciens, mais que je trouve personnellement très intéressant. La saucisse se trouve trop grande et maigre comme une saucisse; le boudin se trouve trop rondouillet et courteau comme un boudin. Quand l’un et l’autre sentent leur corps se déchirer, dans un dernier effort, ils s’évertuent à mourir en beauté: moins longiligne pour l’une, moins replet pour l’autre. En éclatant dans le sens de longueur, la saucisse s’écarte en largeur, et prend ainsi un peu de relief. Le boudin, à l’inverse… ah ben non ça marche pas pour le boudin, il reste de toutes façons rondouillet et courteau.


Et n'oubliez pas qu'il faut piquer le boudin et la saucisse (de préférence des petits trous espacés) avant de les faire cuire, pour éviter qu'ils n'éclatent. Mettre un peu d'eau ou de beurre au fond de la poêle peut aussi être utile. Et pour réussir vos grillades et barbecues, c'est par ici! Sur ce, Réponsatout vous laisse, il va se faire une brochette. (Au fait, il adore faire éclater les boudins!)
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 19:25
Aujourd’hui, je voulais vous parler de saucisse et de boudin. Mais les mystères de l’informatique ont fait disparaître mon texte alors qu’il était tout chaud tout cuit. A la place, je vais donc répondre à une question plus froide, celle de Benoît: Où passe le blanc de la neige quand la neige fond?
 

 
On pourrait se contenter de répondre que le blanc fond, comme le reste. Mais ce serait un peu simplet, et Réponsatout ne se satisfait pas d’une explication aussi pâle.
Alors attention, on va aller loin dans la métaphysique: la neige n’est pas blanche, elle est incolore. Et pan! C’est pourtant tout simple: l’eau est incolore, et la glace pure est également incolore. Ce que l’on voit blanc, c’est l’air qui se situe entre les molécules d’eau qui forment la neige. Donc quand l’eau fond, l’air qui était pris au milieu de la neige est libéré, et le blanc disparaît.

C’est le contraire du blanc sur fond blanc: si on enlève le fond, il reste le blanc; si on enlève le fond, ça reste blanc; si on enlève la forme, ça reste blanc. Dans le cas de la neige, si elle fond, il n’y a plus de fond blanc, puisque ce blanc était contenu dans ce qui fond, et pas dans le fond...
C’est clair non? Oui, très clair même, puisque c’est blanc! Pardon pour cette digression, l’esprit hyperactif de Réponsatout folâtre parfois un peu trop. Je m’égare, je m’égare dans tout ce blanc...

Ceci dit, il arrive souvent que la neige, en fondant, laisse des traces blanches sur le pare-brise des voitures, par exemple. Ce sont en fait les restes de calcaire
contenus dans l’eau qui se déposent. Et dans ce cas-là, un moyen efficace de les faire partir, c’est d’utiliser du caca-cola. A propos, si vous mettez un glaçon tout blanc dans un verre de caca-cola (ou d'eau ou de n'importe quoi), où est-ce qu'il passe le blanc du glaçon? Vous avez bien suivi?



Pardon à nouveau, cette explication manque singulièrement de poésie par rapport à la beauté de la neige, sa blancheur immaculée, et caetera... Mais Réponsatout n’est pas un poète, malheureusement. Et puis aujourd’hui il voulait parler de saucisses flambées, pas glacées!

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