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Les tribulations d'Eulalie et M. Muche

27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 14:14

Dans le contexte actuel, qui songerait à construire des centrales nucléaires dans un pays sujet aux séismes et aux tsunamis? Le gouvernement chilien, pardi! A l'occasion de la visite officielle de Barack Obama à Santiago cette semaine, le président Sebastian Piñera a affirmé que le Chili renforcerait son partenariat avec les Etats-Unis et ferait venir des experts internationaux en énergie atomique. Le gouvernement souhaite être mieux informé sur la faisabilité et les risques liés au possible développement du nucléaire au Chili, plutôt que rejeter totalement ce type d'énergie sans avoir étudié pleinement la question.

 

On pourrait penser que l'intention est louable, sachant que le Chili dépend énergétiquement de ses voisins, et cherche frénétiquement le meilleur moyen d'augmenter sa production d'électricité. Mais cet entêtement de Piñera ressemble un peu à celui du bon élève têtu qui refuse d'admettre l'erreur pointée du doigt par son professeur, et persiste dans son idée jusqu'à ce rendre compte que, ah ben oui, il s'est trompé, et qu'à ce stade-là, il est trop tard pour corriger la faute. On n'en est pas là avec le nucléaire, heureusement.

 

Mais si ce n'est pas le nucléaire, ce sera vraisemblablement le projet HydroAisen, qui consisterait à construire plusieurs grand barrages dans l'une des zones les plus vierges de Patagonie. Un projet qui aurait d'importantes conséquences environnementales, et conduirait à ériger des lignes à très haute tension sur des centaines de kilomètres de terres protégées. Ces dernier temps, on peut observer l'intense lobbying du gouvernement et des entreprises pour convaincre la population de la nécessité du projet.

 

Je ne suis pas expert en la matière, mais il me semble qu'avec ses 3.700 km de côtes, son ensoleillement et sa géothermie, le Chili a d'autres sources d'énergie potentielles à explorer. Cela représente sans doute plus d'investissements et plus de temps à mettre en place, mais sur le long terme, c'est une solution plus durable. Le problème, c'est que la situation semble un peu urgente si le pays continue à se développer au même rythme. Et que prendre son temps, dans un monde où tout va toujours plus vite et où les vues à court terme sont privilégiées, ne semble pas à l'ordre du jour. 


hydroaisen 

Et comme on n'en est pas à une aberration politique près, voilà que la Bolivie a décidé de faire appel au tribunal international de La Haye pour réclamer l'accès à la mer au Chili. La dispute remonte à près de deux siècles, quand le pays d'Evo Morales a obtenu son indépendance, et que le territoire de l'Atacama n'avait pas de frontières. Il a fait l'objet d'une guerre en 1879 (gagnée par le Chili), puis divers traités ont été signés par les deux pays à plusieurs années d'intervalle. Malgré cela, la Bolivie continue de réclamer son droit souverain à avoir accès au Pacifique. Où est l'aberration dans tout ca? La voici: après des décennies sans relations diplomatiques, les deux pays, sous l'impulsion de Michelle Bachelet, avaient timidement repris contact. L'hypothèse d'un corridor entièrement contrôle par la Bolivie, lui donnant accès au Pacifique, a été remis sur la table. L'aberration, c'est donc de faire appel à la justice internationale, alors que les discussions avaient enfin repris.

 

Le plus étonnant, c'est que les autorités boliviennes estiment que cette action n'empêchera les négociation diplomatiques de continuer. Là encore, c'est un peu comme si deux élèves faisaient un travail de groupe, et que l'un des deux irait se plaindre en douce à la maîtresse qu'il fait tout le boulot tout seul et que c'est pas juste. Après ca, comment espère-t-il continuer à travailler avec l'autre élève?

 

Bref, les politiques sont de grands enfants qui font joujou avec de grands problèmes et testent jusqu'où ils peuvent aller sans trop irriter les p'tits copains et les surveillants de la cour de récré. Plus sérieusement, il y a sans doute des raisons électoralistes derrière l'attitude de la Bolivie. Un travers de la démocratie, sans doute...

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commentaires

chakito 27/03/2011 20:19



c'est pour ça que le royalisme, au fond, ça avait du bon, pouvoir prendre des décisions sans se soucier de sa réélection... tiens, on est en pleine période de cantonnales en France : de quoi
crois-tu qu'ils parlent ? de "fiefs", de "bastions", de "conquête"...



@tom 28/03/2011 00:46



intéressant analogisme! en même temps, ca sonne bien comme termes...